
Le crématorium de Lyon a retrouvé son élégance d'origine à l'issue d'un programme de restauration conséquent. Point d'orgue du chantier, la réfection complète du dôme a mobilisé près de 13 000 ardoises naturelles Cupa 10 Excellence, mises en œuvre selon des techniques particulièrement exigeantes pour épouser les courbes de cet ouvrage emblématique.
Au cœur du cimetière de la Guillotière, à Lyon, le crématorium municipal a récemment retrouvé son allure d'origine à l'issue d'une importante campagne de restauration. Plus de 115 ans après sa construction, ce bâtiment emblématique du patrimoine lyonnais présentait en effet d'importants désordres liés au vieillissement de la couverture. Infiltrations d'eau, présence de mérule dans la charpente et dégradation progressive des matériaux avaient conduit à lancer un diagnostic approfondi en 2024, confirmant la nécessité d'une réfection complète du dôme. Les travaux, confiés à l'architecte du patrimoine Bruno Morel, ont débuté au printemps 2025 avec pour objectif de restituer fidèlement l'esthétique de l'édifice tout en assurant sa pérennité. Le choix s'est porté sur l'ardoise naturelle Cupa 10 Excellence, une référence sélectionnée pour la régularité de son aspect, sa finesse et ses performances dans le temps. Au total, près de 13 000 ardoises ont été nécessaires pour recomposer intégralement la couverture.
Au-delà du volume mis en œuvre, c'est surtout la géométrie du dôme qui a constitué le principal défi technique. Réalisé par l'entreprise Le Ny, dont l'équipe était dirigée par Adil El Mansouri, le chantier a nécessité un important travail de taille et d'ajustement. La couverture associe en effet plusieurs modes de pose : un pureau entier sur les parties supérieure et inférieure du dôme, tandis que le bandeau central adopte une pose en diagonale particulièrement exigeante. Chaque ardoise a été retaillée individuellement afin d'épouser parfaitement les courbes de l'ouvrage et de garantir la continuité des lignes. « Habitués à poser de l'ardoise structurée, nous avons ici travaillé un produit plus lisse, parfaitement adapté à l'élégance du projet et aux exigences architecturales », explique Adil El Mansouri. Ce choix répondait également à la volonté de préserver l'identité visuelle du monument, dont le dôme constitue l'élément le plus remarquable.
Une réalisation qui met en lumière le niveau de technicité requis pour ce type d'intervention, où la précision de la mise en œuvre est déterminante. La réussite d'un tel chantier repose autant sur le choix du matériau que sur le savoir-faire des couvreurs, capables de conjuguer techniques traditionnelles et exigences de conservation du patrimoine.