« Comprendre l’importance de se confronter à des ouvrages difficiles »
Château de la Ferté-Saint-Aubin (Loiret): la toiture du bâtiment central est constituée d’ardoises, de plomb, d’un recueil d’eau pluviale, d’ornements…
Laurent Calmanovici, 65 ans, Meilleur Ouvrier de France (MOF) et président de la classe 3-groupe 3, a dû passer deux fois le prestigieux concours avant de décrocher le titre. Un parcours marqué par la persévérance, l’exigence et la transmission.
Comment vous êtes-vous orienté vers ce métier?
Mon frère était couvreur et, dès l’âge de 12 ou 13 ans, j’ai commencé à monter sur les toits avec lui. Cela a été une évidence. Je suis entré directement en apprentissage au CFA d’Orléans, où j’ai rencontré des personnes déterminantes: Daniel Montigny, un formateur exceptionnel, et Michel Réau, mon maître d’apprentissage pendant trois ans. À l’époque, le respect était primordial: je ne l’ai tutoyé qu’après l’obtention de mon CAP. Avant cela, c’était «Monsieur Vous»!
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